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La Haute autorité de l'audiovisuel et de la communication (Haac) a procédé mardi au lancement officiel d'un atelier sur la dépénalisation des délits de presse. Cet atelier regroupe une cinquantaine de patrons de presse et propriétaires de médias à la salle de conférence de la Sazof à Lomé. Placé sous le thème : « La dépénalisation des délits de presse et la responsabilité du journaliste », cette rencontre selon Pitang Tchalla, président de la Haac, permettra aux professionnels des médias de faire l'état des lieux des choses, 13 ans après l'entrée en vigueur de cette loi sur la dépénalisation.

Les résultats des réflexions constitueront selon Pitang Tchalla, l'un des « inputs d'une prochaine relecture de l'ensemble des textes organisant le secteur de la presse et de la communication au Togo, conformément aux recommandations des états généraux de la communication de 2014 à Kpalimé ».

L'instance de régulation annonce une relecture prochaine du Code de la presse. Elle entend à travers cet atelier, ouvrir le débat sur la compréhension qu'ont les professionnels de la presse du concept de «  dépénalisation » et ce qu'ils font de cette loi.

Treize ans après, quel bilan dresser? Quelles incidences cette loi a-t-elle eu sur la profession et que faire pour améliorer la situation? Telles sont les questions que pose la Haac. Il est temps, pense le président de la Haac, pour les journalistes de se prendre en charge. « Il est temps pour la Haac de mettre de l'ordre dans notre désordre mais sans jamais porter atteinte à la liberté fondamentale d'expression », a indiqué M. Tchalla.

De son côté, le ministre de la Communication, des Sports, de la Culture et de la Formation Civique, Guy Madjé Lorenzo, a appelé les journalistes à faire « preuve de responsabilité et de professionnalisme »  afin, a-t-il dit, de ne pas « remettre en cause les acquis de la liberté de la presse et d'expression chèrement acquises ». Il a par ailleurs salué la place qu’occupent les nouveaux médias dans la grande famille de la presse. Mais, a-t-il relativisé, ils doivent le faire en toute «  responsabilité ».

La Haac annonce une rencontre similaire à Kara pour le 27 mars prochain à l'endroit des premiers acteurs des médias de la partie septentrionale du pays.

A.Y.

Ils sont au total 334 titres de la presse écrite qui risquent de disparaître définitivement du paysage médiatique togolais d’ici le 25 mars 2017. C’est ce que rapporte la Haute autorité de l’audiovisuel et de la communication (HAAC) qui indique être en train de mettre à jour son registre de journaux. L’instance de régulation des médias togolais, a dans un communiqué rendu public en fin de semaine dernière, averti du retrait prochain de leur récépissé, les Directeurs de publication n’ayant jamais sorti un seul numéro de leur canard depuis 2014.

« Les titres des (journaux) qui ne sont pas utilisés depuis trois ans sans motifs retombent dans le domaine public », informe le communiqué de la HAAC qui cite l’article 16, alinéa 4 du Code de la presse et de la communication du Togo.

Un délai de recours de deux semaines est accordé aux propriétaires de ces journaux n’ayant jamais paru depuis 2014 afin de se conformer à la loi au risque de voir leurs récépissés être « simplement annulés et les titres reversés dans le domaine public », prévient la HAAC. 

Le Togo compte plus de 464 titres de journaux déclarés. Mais seulement 130 paraissent plus ou moins régulièrement, indique la HAAC dans son communiqué.

A.Y.

« Consternation », « colère », « stupeur » et « indignation » sont les mots utilisés par les organisations professionnelles de la presse pour condamner l’agression dont a été victime le journaliste Robert Avotor alors qu’il assurait le 7 février dernier, la couverture d’une opération de déguerpissement de la gendarmerie dans une banlieue de Lomé.

Les traitements infligés par les gendarmes à Robert Avotor, journaliste du Bi-hebdomadaire « L’Alternative » sont vivement dénoncés par plusieurs organisations professionnelles de la presse. L'Observatoire Togolais des Médias (OTM), L’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) et le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP), ont ouvert le bal des condamnations en fustigeant dans un communiqué rendu public vendredi, cette agression et en appelant à des « sanctions » contre les agents auteurs des faits. Ces organisations sont imitées par « Le Patronat de la Presse Togolaise (PPT) », qui dit ne pas comprendre que ces « genres de pratiques soient encore tolérés au Togo qui se veut démocratique ».

« Le PPT demande solennellement au Gouvernement d'ouvrir immédiatement une enquête sur cette sauvage agression en vue d'identifier les auteurs et commanditaires de cette barbarie afin que ceux-ci soient punis conformément aux lois en vigueur dans notre pays. Le PPT se réserve le droit d'organiser dans les jours à venir une manifestation de grande envergure pour exprimer son indignation face à ces actes de torture », écrit cette association.

De leur côté, l'Observatoire Togolais des Medias (OTM), l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) et le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) interpellent le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile afin qu’il prenne les « mesures qui s’imposent à l'endroit des auteurs de cet acte hautement répréhensible » qui soutiennet-elles, « met à mal les bonnes relations de travail que tentent d’instaurer les forces de l’ordre et les professionnels des médias ».

Selon les témoignages recueillis auprès du journaliste Robert Avotor, son agression est intervue alors qu'il couvrait un litige foncier à Akato-Viépé le 07 février dernier. Il dit avoir été arrêté de « façon brutale » par des éléments de la gendarmerie de Sagbado et conduit manu-militari au poste de gendarmerie de cette localité où il rapporte avoir été « molesté » et « torturé pendant des heures ».

La rédaction du journal L’Alternative a annoncé son intention de porter plainte contre les gendarmes accusés des faits.

A.Y.

La Haute Autorité de l’Audiovisuel et de la Communication (HAAC) est passée à l’acte lundi et retiré ses fréquences à la télévision privée LCF et à la radio City Fm, deux organes de presse propriétés de l’ancien homme de main du Président de la République, Pascal Bodjona. A partir du 6 février dernier, ces deux médias seront désormais inaudibles sur les ondes après la signification à eux, des décisions N° 001/HAAC/17/P et N° 002/HAAC/17/P portant retrait de fréquences.

Il est reproché à ces deux organes de presse, de travailler en toute illégalité  parce qu’au départ de leurs activités, soutient la HAAC, ils n’ont « obtenu aucune autorisation régulière d’installation et d’exploitation auprès de la Haute Autorité ».

Dans un communiqué conjoint rendu public mardi et dont la rédaction de l’Agence de presse Afreepress a reçu copie, l’Observatoire Togolais des Medias (OTM), le Conseil National des Patrons de Presse (CONAPP) et l’Union des Journalistes Indépendants du Togo (UJIT) sont montées au créneau pour condamner de façon unanime, cette décision de la HAAC, qui selon elles, « réduit l’espace de liberté et porte atteinte à la pluralité ainsi qu’à la diversité du paysage médiatique togolais ».

Elles dénoncent par ailleurs une mesure qui met au chômage plusieurs dizaines de journalistes de ces deux organes. La seule issue qui s’offre pour sauver la situation, estiment l’OTM, le CONAPP et l’UJIT c’est que cette décision soit « rapportée sans délai » et que de « vraies négociations s’ouvrent avec la LCF et CITY FM en vue de la régularisation de leur situation ».

Elles rappellent avoir initié plusieurs démarches dans ce sens lorsque l’affaire avait été ébruitée afin d’amener les deux parties à un compromis acceptable et éviter la fermeture des deux organes de presse. « Les trois organisations ont formulé à l’endroit des décideurs, une proposition indiquant qu’un délai de 03 à 06 mois soit accordé à ces médias, avec leur caution morale et l’engagement des chaînes à le respecter, afin que celles-ci régularisent leur situation et se conforment à la réglementation en vigueur dans notre pays, en matière d’installation et d’exploitation des fréquences radioélectriques », indiquent le communiqué rendu public par ces organisations professionnelles de la presse.

Il faut rappeler que le Patronat de la presse togolaise (PPT) était lui aussi monté au créneau au début de ce bras de fer pour dénoncer l’entreprise de la HAAC et demander à ce que la menace de l’instance d’autorégulation de retirer aux deux organes de presse, leur fréquences ne soit pas mis en application. Mais ce sera peine perdue.

A.Y.

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  • Vouloir plaire au commun est l'apanage des fous