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« La politique ne se fait pas dans la rue ». C’est la phrase que fait Nicolas Lawson, président national du Parti pour le Renouveau et la Rédemption (PRR) pour signifier à Jean-Pierre Fabre, son rejet de la marche organisée samedi par CAP2015 et ses alliés dans le but de protester contre la dernière augmentation des prix des produits pétroliers à la pompe et la mort d’une personne dans les manifestations de mécontentement consécutives à cette décision.

Le très volubile opposant conseille plutôt à son « futur partenaire » de lutte, Jean-Pierre Fabre, la voie de la négociation avec le pouvoir en place. « Il faut plutôt bien négocier des concessions et avantages de la part des interlocuteurs politiques mais malheureusement pour nous, depuis 1990, le mouvement démocratique a été confisqué par ceux qui veulent le spectacle et les agitations. Le peuple dit non maintenant, le peuple a ras-le-bol de tout cela », a-t-il lancé lundi au micro de Kanal Fm, une radio privée de la place.

Pour lui, les « frustrations et ressentiments » ne peuvent pas constituer un fonds de commerce pour certains partis de l’opposition. Il faut lutter pour la défense des droits des Togolais, préconise-t-il et de conseiller à toute la classe politique de l’opposition, de « travailler à consolider l’unité nationale du Togo au lieu de s’agiter, de s’attaquer à tort et à travers ».

Pour finir, M. Lawson a dit préférer la voie du référendum pour régler la question des réformes politiques, constitutionnelles et institutionnelles contrairement à ses partenaires de l’Alliance nationale pour le changement (ANC) ou du Comité d’Action pour le Renouveau (CAR), qui n’entendent pas consacrer la mort de l’Accord politique global (APG) dans la mise en œuvre de ces réformes.

A.Y.

Le Combat pour l’Alternance Politique en 2015 (CAP 2015), épaulé par plusieurs Organisations de la Société Civile (OSC) ont tenu samedi dans les rues de Lomé, une manifestation publique pour disent-ils, « honorer » la mémoire du jeune conducteur de taxi, ALABI Nadjinoudine tué le 28 février dernier alors qu’il manifestait avec d’autres transporteurs contre la hausse des prix des produits pétroliers à la pompe. Les organisateurs de la marche ont condamné les « répressions récurrentes contre les manifestations publiques pacifiques » de la part du pouvoir de Lomé et exigé que la lumière soit faite sur le décès du jeune conducteur, a constaté sur place un reporter de l’Agence de presse Afreepress.

La marche qui a eu pour point de départ le carrefour GTA  à Lomé, a permis aux manifestants de se rendre à Agoè  Zongo, localité située à une demi-douzaine de kilomètres plus au Nord de la ville de Lomé où la victime a été atteinte.

« Agoè Zongo est choisi pour rendre hommage au jeune ALABI Nadjinoudine qui a été froidement abattu par les forces de sécurités le mardi 28 février 2017, lors des manifestations contre la hausse du prix des produits pétroliers », a confié Jean-Pierre Fabre, président de l’Alliance nationale pour le changement (ANC). Celui-ci a dénoncé le constat que son organisation fait du nombre de victimes occasionnées par les interventions des forces de l’ordre à chaque manifestation. «En 2010, il a eu également un mort à Agoè au niveau de la station Shell  toujours dans le cadre des revendications. La population dit non à ces genres de situations qui plongent des familles dans le deuil », a-t-il fustigé et d’annoncer que CAP2015 a écrit au gouvernement pour lui demander d’identifier  l’auteur du tir du 28 février et de le remettre à la justice. Les organisateurs de la manifestation ont également exigé des autorités,  la clarification du cas du journaliste Robert AVOTOR et des poursuites contre les gendarmes accusés de l’avoir torturé.

Après avoir présenté ses condoléances à la famille éplorée et souhaité « prompt rétablissement » aux blessés des événements du 28 février, Jean Pierre FABRE a émis le vœu de rencontrer le chef de l’Etat pour « discuter des questions de réformes institutionnelles et constitutionnelles ». Les questions politiques restent l’apanage des hommes politiques et non d’un groupe de réflexion, a-t-il lancé sous forme de boutade.

Théophile K.        

Gilchrist Olympio, président de l’Union des Forces de Changement (Ufc) a reçu mercredi plusieurs organes de la presse nationale et internationale à son domicile de Lomé. Pour cette première sortie médiatique de l’année, l’opposant historique a fait le tour d’horizon de l’actualité sociopolitique et présenté l’analyse de son parti sur les grands sujets de l’heure dans le pays.

Les heurts du 28 février consécutifs à la hausse des prix des produits pétroliers sont des « événements malheureux qui auraient pu être évités avec plus de communication », a laissé entendre le président de l’UFC. « Il est de la responsabilité des gouvernants de savoir faire preuve de pédagogie dans les temps difficiles pour les populations », a regretté l’homme qui a laissé entendre que sa formation politique avait entrepris des « démarches au haut niveau » pour favoriser un dialogue. « Les temps actuels ne sont plus aux polémiques stériles et aux querelles de clochers », a-t-il martelé. Le parti a déploré le fait que les forces de l’ordre aient fait usage de balles dans la gestion de ces manifestations  occasionnant un mort et des blessés. L’UFC n’a pas manqué de présenter ses condoléances à la famille éplorée et souhaiter prompt rétablissement à tous les blessés. «Nous appelons les uns et les autres au calme et à la retenue afin que des tractations et les négociations avec les autorités aboutissent à trouver une solution juste et équitable », a-t-il souhaité.

Les questions relatives aux réformes politiques, institutionnelles et institutionnelles ont également intéressé Gilchrist Olympio. Pour lui, « Les réformes constitutionnelles et institutionnelles doivent transcender les « clivages et intérêts personnels et partisans pour une vision plus globale pour le Togo ». Contrairement à certaines formations politiques de l’opposition, l’UFC estime que l’’Accord politique global (APG) ne doit pas être un accord figé dans le temps. Il doit être situé comme tout accord, dans un « contexte bien déterminé », a indiqué son président qui est favorable à un appel au peuple pour départager les acteurs politiques sur la question des réformes envisagées.

L’homme a regretté la fermeture des organes  du groupe de presse Sud Média appelant les autorités à plus d’ouverture et de flexibilité.

A.Y.

La Coordination des Syndicats de l’Enseignement (CSET) et la Fédération des Syndicats de l’Éducation Nationale (FESEN) sont entrées en grève à compter du lundi 06 mars, pour la CSET et du mardi 07 mars pour la FESEN. Ces mouvements interviennent 72 heures seulement après l’accord intervenu entre les syndicats de l’éducation et le gouvernement dans le  Cadre de travail et de réflexion. Un accord qui a recommandé une trêve de deux semaines sur le front des grèves et des perturbations de travail dans le secteur de l’éducation.   

Le ministre, Gilbert BAWARA de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative, reçu lundi dans l’émission Audi Actu sur la Radio Victoire Fm avoue ne pas comprendre les motivations de ces grèves à répétition. Quelles sont les « réelles motivations » des grévistes, s’est-il demandé. « J’ai de la peine à appréhender les réelles motivations et objectifs de certaines personnes, aussi bien les responsables syndicaux que les enseignants. Quelles sont leurs motivations ? Prendre le système éducatif en otage ? Amener les élèves à la violence ? Amener les parents d’élèves à la violence ? C’est de faire quoi ? », s’est-il longuement interrogé promettant des actions du gouvernement pour sauver l’année scolaire et garantir la quiétude et la paix dans les établissements.

 Les aspirations des enseignants sont légitimes, a-t-il relevé dans ses propos tout en estimant que l’Etat ne dispose pas de moyens de les satisfaire toutes.

« J’ai l’impression qu’il y a un certain nombre de gens qui n’ont plus leur place dans l’enseignement. Si les gens ont d’autres motivations, qu’ils n’utilisent pas l’éducation pour les assouvir, qu’ils ne prennent pas les enfants en otage. Les incitations à la violence n’ont pas leur raison d’être dans nos établissements. Le métier d’enseignant est un métier très difficile et répond à des exigences très particulières. Un enseignant qui dit que les cours programmés aux jours de grève sont considérés comme avoir été faits, en réalité celui-là n’a pas sa place dans l’enseignement. Les précomptes seront effectués de manière systématique et rigoureuse. Et les chefs d’établissement ont la responsabilité de tenir des listes de présence », a-t-il promis.

Le gouvernement ne peut pas laisser prospérer ces grèves et perturbations qui auraient pour conséquence de mettre à genou le système éducatif togolais, a fait savoir le ministre de la Fonction Publique, du Travail et de la Réforme Administrative. « Les responsables syndicaux et les enseignants qui refusent de respecter le programme scolaire et tiennent des propos de nature à jeter les élèves dans les rues, n’ont pas « véritablement leur place dans l’enseignement », a-t-il martelé.

A.Y.

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  • Vouloir plaire au commun est l'apanage des fous