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Le Togo dispose désormais de 116 communes. La loi portant création de ces communes a fait l’objet de discussions et de vote vendredi 23 juin à l’Assemblée nationale. Sur un total de 91 députés, 59 ont voté en faveur et 21 contre cette loi qui est présentée par Christophe TCHAO, président du groupe parlementaire UNIR comme un « tournant décisif vers la décentralisation ».

« La décentralisation est à un tournoi décisif de son histoire. Le développement harmonieux de notre pays qui doit se réaliser en faveur de nos populations exige la mise en place des structures adéquates dans nos localités  », a-t-il indiqué

Un point de vue qui n’est pas « partagée » par le groupe parlementaire de l’Alliance nationale pour le changement (ANC), pour qui cette adoption constitue un « coup de force ». « En votant ce projet de loi, le gouvernement inculque encore une fois le règne de la division et du tribalisme », a laissé entendre, Isabelle AMEGANVI, présidente du groupe parlementaire ANC au parlement.

Une position rejetée par le ministre de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales, Payadowa Boukpessi, pour qui le découpage a été fait selon des critères « scientifiques en tenant compte de la situation géographique, des aspects sociologiques et historiques, des potentialités économiques locales et des aspects démographiques des préfectures concernées ». Toutes les préfectures du Togo se retrouvent avec au moins 2 communes et le Grand Lomé compte 12 dont 6 pour la nouvelle préfecture d’Agoè.

«Ces communes sont créées sur la base d’un regroupement judicieux des cantons ou des quartiers de certains grands cantons proposé dans la feuille de route sur la décentralisation et les élections locales établie par le comité créé à cet effet par le gouvernement », a informé le ministre

Théophile K.

La Commission de Réflexion sur les Réformes Politiques, Institutionnelles et Constitutionnelles (CRRPIC) vient de mettre à la disposition des populations, un site destiné à permettre aux Togolais d'apporter leurs avis et suggestions au processus de mise en œuvre des réformes, a appris l’Agence de presse Afreepress. L'information a été rendue publique jeudi 22 juin 2017, à travers une annonce publiée par cette commission.

Après sa rencontre du mardi  20 juin dernier avec les Comités de Paix et les Chefs traditionnels, la Commission de Réformes Politiques, Institutionnelles et Constitutionnelles se tourne désormais vers le grand public. En attendant une tournée nationale qu’elle prévoit d’organiser pour les jours à venir, c’est par le biais de son site internet que cette commission s’est ouverte aux Togolais pour recueillir leurs avis et suggestions sur le processus de mise en œuvre des réformes.

Selon cette annonce, à partir du 22 juin 2017,  la commission s’ouvre à la population à travers son site « www.reformes-togo.com ». Une rubrique « Suggestions » a été créée à leur intention pour recueillir librement leurs avis et propositions. Par ce canal, « les Togolais de la diaspora pourront également apporter leurs contributions au processus de mise en œuvre des réformes dans leur pays», a souligné le communiqué.

La Commission a une approche basée sur une démarche inclusive et participative dans la mise en œuvre des réformes envisagées.

Raphaël A.

L’Alliance nationale pour le changement (ANC, opposition) a dénoncé jeudi au cours d’une rencontre avec la presse, « l’inégale répartition » des communes entre la partie Sud et Nord du pays dans la perspective des prochaines élections locales. « Le gouvernement a créé les communes sans tenir compte du facteur déterminant qui est le nombre d’habitants », dénonce Isabelle Améganvi, présidente du groupe parlementaire ANC à l’Assemblée nationale.

L’ANC à travers une déclaration rendue publique à l’occasion de cette sortie médiatique, accuse le gouvernement d’avoir effectué le découpage des nouvelles communes et préfectures du pays à des « fins électoralistes ». Le pouvoir est attaqué pour selon l’ANC, avoir multiplié les « communes dans les régions qu’il considère comme lui étant favorables au détriment des autres régions où il ne craint pas de maintenir voire d’aggraver la sous-représentativité des populations, notamment dans la perspective des élections municipales et sénatoriales ».

Pour l’ANC, il n’est pas question de laisser prospérer cette entreprise et pour ce faire, cette formation politique appelle « tous les partis politiques parlementaires et extra parlementaires », les « organisations de la société civile », toutes les « populations togolaises » à « faire barrage » à l’adoption de la loi portant création des communes au Togo.

Pour régler le problème, le parti dirigé par Jean-Pierre Fabre, recommande l’adoption d’une clé de répartition des communes qui assure, selon lui, une « faible variation entre la représentativité des populations ».

Raphaël A.

Longtemps annoncé et jamais réalisé, le partenariat entre le Combat pour une alternance politique en 2015 (CAP2015) et le groupe des six partis de l’opposition est désormais une réalité. L’officialisation de cet « mariage » de raison a été faite jeudi à Lomé au cours d’une conférence de presse publique à laquelle ont pris part l’ensemble des leaders de  la dizaine de formations politiques représentée dans ce nouveau « regroupement ». L’objectif d’une  telle démarche, ont fait savoir les promoteurs, est de « mettre la pression » sur le régime de Faure Gnassingbé pour le contraindre à effectuer les réformes constitutionnelles et  institutionnelles et implémenter la décentralisation avant les prochaines élections législatives et locales.

Loin d’être une alliance formelle et un regroupement d’intérêts électoralistes, cette nouvelle coalition se veut un cadre de concertations et de coordination des actions des formations politiques de l’opposition pour aller vers les réformes. « Nous avons laissé les autres choses pour se consacrer à ceux qui nous rassemble », a laissé entendre le chef de file de l’opposition, Jean-Pierre Fabre qui donne désormais priorité l’unicité d’actions de l’opposition et qui promet de laisser de côté, les « petits différends » qui ont pu exister entre l’ANC et les autres formations politiques représentées au sein de ce regroupement.

Me Paul Dodji Apévon, le patron des Forces démocratiques pour la République (FDR) estimant que la politique étant une question de « rapport de forces » s’est réjoui de cette initiative, qui selon lui permettra aux formations politiques de l’opposition d’installer ce rapport de forces tant souhaité.

« Nous avons compris que les énergies doivent être mises ensemble et que la mutualisation des ressources nous permette d'envoyer un signal cohérent dans la démarche. Je suis foncièrement convaincu que ce qui anime chacun d'entre nous aujourd'hui est de voir ces accords devenus une réalité», a indiqué pour sa part, Nathaniel Olympio, président par intérim du Parti des Togolais.

A.Y.

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Citation Proverbes africains

  • Lorsque ton pied ramasse la merde, tu ne le coupes pas mais tu dois le laver.