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Entre Jean Luc Homawoo, ex-président de la jeunesse de l’Union des Forces de Changement (UFC) et le parti de Gilchrist Olympio, le divorce semble définitivement consommé. Le désormais président du mouvement politique « LES TEMPLIERS » en gestation,  a pris ses distances avec le parti de Gilchrist Olympio et tient à le dire haut et fort. Il se dit favorable à la tenue d’un référendum sur la question de la révision de la constitution, il s’explique dans l’interview à suivre.

Bonjour M. Jean Luc Homawoo. Depuis quelques moments, les togolais ont constaté votre absence sur la scène politique ! Quelles en sont les raisons ?

Homawoo Jean Luc : Oui évidemment. J’ai été absent sur la politique pour des raisons personnelles et familiales. Aussi loin que je me souvienne, c'était un recul pour observer,  analyser et faire une relecture  de la situation politique de notre pays.

Depuis un certain moment, le Togo connait une crise politique incessante ! Quelle est la lecture que vous en faites ?

Homawoo Jean Luc : Personne ne peut nier qu'il y a crise au Togo. Mais ce sont des crises à rebondissements pour lesquelles les acteurs politiques, s'ils étaient animés de bonne foi et d’une franche volonté politique devraient trouver des solutions idoines depuis longtemps. Mille fois ces acteurs politiques se sont rencontrés et ont accordé leur violon sur le minimum pour une sortie de crise et mille fois ça n’a rien donné.

Je pense aujourd'hui pour ma part, qu'ayant échoué le parti au pouvoir comme ceux de l'opposition lors des multiples dialogues, se sont trop distraits avec des per-diem en laissant l’essentiel de côté. Les conséquences, c’est qu’il faut un éternel recommencement des réformes politiques au Togo. Je pense et j'affirme qu'à l’état actuel des choses, il faudrait tout simplement remettre la voix au peuple pour trancher au cours d'un référendum populaire d'ailleurs prévu par la constitution de 92.

L’opposition réclame le retour à la constitution 92, le pouvoir opte pour des réformes globales. Quelle démarche est la plus efficace pour la quiétude sur le plan politique ?

Homawoo: Revenir à la constitution de 1992 ne cadre plus avec les réalités du Togo en pleine mutation sociopolitique et ne répond non plus vis à vis des efforts consentis par tous les acteurs politiques depuis la signature de l’APG. Par exemple avec la constitution de 92, on votait pour 81 sièges au parlement mais aujourd'hui on a 91 sièges avec la constitution de 2002. Dans un pays moderne on doit évoluer et non plus revenir en arrière.

En 2006 avec la signature de l'APG, on a pu obtenir le bulletin unique, la carte d'électeur biométrique, la composition paritaire de la CENI et de tous ses démembrements, le nouveau mode de recensement informatisé, le dépouillement et la publication ouverts au public.

Le Togo change sans que les acteurs ne s'en rendent compte. La démocratie rappelons-le est un idéal et pas une fin en soi. Aujourd'hui en toute sincérité, ceux à quoi notre opposition doit s’atteler avec quiétude c'est l’obtention de la limitation de mandat et les élections à deux tours pour toutes les élections.

Nulle part dans l'APG il n'a été fait mention du départ du chef de l'état en plein milieu de son mandat. À l'heure où nous parlons nous devons reconnaître que les réformes constitutionnelles convenues dans l'APG sont complètes.

Comme à l’accoutumé  l'incompréhension dont nous souffrons au Togo depuis l'indépendance divise de nouveau la classe politique avec des risques qui se profilent à l'horizon. Aussi notre mouvement « LES  TEMPLIERS » propose que le peuple souverain soit convoqué pour choisir entre le OUI ou le NON aux termes d'un référendum prévu par la constitution togolaise.

Sur les radios de la place, j'ai appelé les uns et les autres à la retenue et à l'obligation de dialogue. J'ai eu à partager avec les auditeurs ma ferme conviction en l'esprit et en la nécessité des vertus cardinales de la démocratie que sont la paix, le pardon, la non-violence et la tolérance dans la diversité d'opinions. Ce fut aussi une occasion pour moi de lancer notre mouvement les Templiers que j'ai créé aux USA avec mes concitoyens de la diaspora.

Pour ceux qui sont restés longtemps éloignés de la vérité politique et du progrès, manipulés, désinformés ou intoxiqués par les hommes politiques extrémistes, les explications et réponses données à leurs questions avaient suffi pour qu'ils décident de me soutenir dans mon nouvel élan de création du mouvement pacifiste dénommé les TEMPLIERS.

J'ai la ferme conviction que ce mouvement les Templiers rayonnera et contribuera à la sortie pacifique et paisible de la crise.

En attendant officiellement votre mouvement les TEMPLIERS, quelles solutions prévoyez-vous pour une sortie de la crise politique ?

Jean-Luc Homawoo : (Sourire) Nous, Templiers restons confiants pour une sortie de crise heureuse  et apaisée. Le peuple n’a de voix délibérative légale et démocratique que dans les urnes.

Allons au référendum pour trancher  et éviter des morts que nous déplorons tous.

Propos recueillis par G. J

Le Président de la République du Bénin a effectué mercredi 11 octobre au Togo, une visite de travail et d’amitié. C’est la deuxième fois que le Président béninois, Patrice Talon effectue une visite au Togo après son accession au pouvoir en mars 2016.

Cette visite, Patrice Talon l’inscrit dans le contexte du renforcement des relations de coopération et d’amitié entre le Bénin et le Togo. Elle entre dans le cadre d’une tournée  que le chef de l’Etat du Bénin effectue dans la sous-région ouest africaine et qui l’a déjà conduit en Côte d’Ivoire, au Burkina Faso et au Ghana.

« Outre les questions d’ordre bilatéral, les deux chefs d’Etat ont passé en revue les questions sous régionales et internationales liées à la sécurité, à la lutte contre le terrorisme et la situation socio politique qui prévaut dans notre pays », indique un communiqué de la direction de la communication et de l’information de la présidence togolaise qui souligne que les deux pays liés par la géographie et l’histoire mais surtout par l’amitié et la fraternité, accordent une importance particulière à l’entretien de relations de bon voisinage et à la mise en œuvre d’une coopération bilatérale fructueuse.

A.Y.

Les jeunes représentent près de 60% de la population togolaise. Ils sont considérés comme des acteurs non négligeables du développement du pays mais également de sa déchéance car ils prennent également activement part aux manifestations de rue parfois emmaillées de violences et de destruction de biens publics et privés que connait le Togo.  

Pour rappeler aux jeunes leur rôle dans le développement du pays et leur place prépondérante dans les politiques de développement mises en place par les pouvoirs publics, une séance de travail et de sensibilisation à leur endroit a été initiée par le ministère du Développement à la Base, de l’Artisanat, de la Jeunesse et de l’Emploi des Jeunes en collaboration avec le ministère de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique. La rencontre a eu lieu mercredi 11 octobre à la Maison des jeunes d’Amadahomé à Lomé placée sous l’angle du civisme et de la citoyenneté.

Elle a été animée respectivement par les ministres de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, Guy Madjé LORENZO, de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel  YARK Damehane, la Secrétaire d’Etat aux Droits de l’Homme, Mme Nakpah Polo et le Directeur de la jeunesse du Togo, Arime ANALA, a constaté sur place l’Agence de presse Afreepress.

« Cette séance organisée conjointement  par le ministère chargé de la Jeunesse et celui en charge de la Formation Civique  s’inscrit dans la dynamique du gouvernement qui veut engager les jeunes dans l’exercice effectif d’une citoyenneté active dans la perspective du développement durable et la consolidation de la paix dans notre pays », a laissé entendre le ministre de la Communication, de la Culture, des Sports et de la Formation Civique, Guy Madjé LORENZO

A travers cette sensibilisation, les autorités togolaises ont rappelé aux jeunes les vertus du civisme et de la citoyenneté et éveillé leur conscience sur le rôle et la responsabilité qui leur incombent en tant qu’acteurs clés dans la promotion de la paix et la lutte contre la violence.

Il est du devoir du gouvernement d’assurer un avenir meilleur aux jeunes du pays, a fait savoir pour sa part, le ministre de la Sécurité et de la Protection Civile, le Colonel YARK Damehane pour qui la «violence et les destructions de biens publics et privés ne font que retarder le développement du pays. Il a exhortés les jeunes qui ont pris part  la séance, à intégrer dans leur quotidien, les réflexes de citoyenneté, de cohésion sociale et de respect des principes démocratiques.

Il faut rappeler que l’une des principales missions assignées au ministère chargé de la jeunesse est d’œuvrer à l’épanouissement des jeunes et à leur pleine participation au processus de développement du Togo à travers des actions visant l’émergence et la citoyenneté dans leurs communautés.

Raphaël A.

Il ne sera plus possible de manifester en semaine dans les rues de Lomé et des villes de l’intérieur du pays. Cette décision prise par le gouvernement togolais pour assurer la « tranquillité et la sécurité » des élèves et des activités économiques, a été annoncée mercredi au cours d’une sortie médiatique des ministres de la Sécurité et de la Protection Civile et celui de l’Administration Territoriale, de la Décentralisation et des Collectivités Locales.

Toutes les manifestations de rue doivent dorénavant se faire au cours des week-ends sur toute l’étendue du territoire. «Les manifestations en semaine se feront sous forme de meeting ou de réunions publiques et  les week-ends, elles  peuvent se faire comme d'habitude pour l'intérêt de tous », a laissé entendre le ministre Payadowa Boukpessi de l’Administration Territoriale qui précise qu’il s’agit là, d’une règle valable pour tous les partis politiques. Cette décision, ont-ils dit, est prise pour « protéger les élèves ».

Ils ont lancé à cet effet un appel à tous les partis au respect de cette mesure.

Un appel « catégoriquement » rejeté par l’opposition qui par la voix d’Eric Dupuy, l’un des lieutenants de Jean-Pierre Fabre, a indiqué son refus de se soumettre à la décision du gouvernement. « S'ils ne veulent pas respecter la loi, le peuple ne la respectera pas non plus. Les manifestations sont désormais spontanées au Togo », a-t-il posté sur les réseaux sociaux.

Raphaël A.

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Citation Proverbes africains

  • Si tu es neutre en situation d'injustice, c'est que tu as choisi le coté de l'oppresseur 

    Desmond TUTU